Déjà presque une année. Une année de souffrance pour leurs familles, pour leurs proches, pour tous ceux qui les aimaient. Une année de regrets, une année de pleurs, une année de souvenirs, une année d'intense émotion. Plus la date se rapproche, plus j'y pense... comme beaucoup, je m'en doute! Je n'arrive toujours pas à y croire. Imaginer qu'en 30 secondes, tout s'arrête, le temps est bloqué, la vie disparait; à jamais. Je viens ici pour écrire mes peines. Mais que s'est-il donc passé en une année. Il y a eu la mort; il y a eu la vie; il y a eu la peur; il y a eu les disputes; il y a eu les grandes décisions. Et dire que toute ma vie, je devrais me rappeler de cette période comme les meilleures années de ma vie. Ma jeunesse. Ma jeunesse. Ma jeunesse. Je sais, je le répète, je me le redis dans ma petite tête de moineau, mais ça ne veut pas rentrer. J'ai l'impression de vivre, au contraire, les pires années de ma vie. Tant au plan émotionnel qu'au niveau de mes choix. Combien de fois ai-je pu pleuré en une année?! Pour eux, contre elles, pour lui, contre moi. J'ai honte de toujours pleuré. Et à chaque fois, je me rappelle ce que ma soeur me disait quand j'étais petite. "Pépé disait toujours qu'il ne fallait pas pleurer parce que sinon, après, on n'aurait plus assez de larmes pour les vrais chagrins, ceux pour lesquels il vaut vraiment le coup de pleurer." Et à chaque fois, je mets tout sur le compte de la fatigue et de la tension. Dans quelques heures, tout ira bien, j'aurai tout relativiser, et je n'aurai plus aucun souvenir de cette mauvaise passe. On ne peut pas être en permanence fatiguée, stressée, à bout physiquement et mentalement. Il y a forcément un truc qui cloche dans ma tête. Je ne peux pas me plaindre sans arrêt. "Finalement, on n'est jamais heureux jusqu'au bout..." dixit ma soeur le weekend dernier. "Il y a toujours quelque chose qui nous contrarie, qui nous ronge, qui nous bouffe de l'intérieur." L'essentiel serait alors de savoir surpasser ses angoisses et ses colères. Ses chagrins et ses déceptions. Pour faire mine de? Mine de quoi? Pourquoi? Ah oui, je vous entends déjà. Parce que ce n'est pas bien d'être déprimé. Pffff mais quel monde d'hypocrite. Il faut paraitre plus qu'être. Mais tout le monde se fout de nous. Je cherche ma voie. Je la trouverai un jour... mais quand?!